12.02.2006

Ces choses là, ça ne se dit pas

Je rentre, je sors de l'hôtel. Il commence à faire jour dans Paris. Je suis en T-shirt mais j'ai pas froid. On a fait l'amour pendant presque 4 heures d'affilée.
Je marche vite, à pas redoublés. C'est bizarre, avec elle, j'arrive pas à éjaculer. C'est sans doute parce qu'elle ne prend pas la pilule. C'est pas la première avec qui ça me le fait ce coup là. Mais d'habitude, ça me fait mal au bas ventre. Et là pas. "C'est si bizarre" dirait mon amie Anne...
Rhabillé comme un con? Un peu, mon neveu.
L'air frais du matin caresse ma peau. Ca sent le pain chaud dans les rues de Paris, les boulangers préparent leur livraison du matin.
Ca sent bon. mais qu'est-ce qui sent bon comme ça? Je sais. Son odeur. Mon visage en est couvert, mes doigts aussi. Ca sent elle, son parfum, celui que seul ceux qui l'ont eu nue connaissent. C'est délicieux. Ca chatouille mes narines et c'est doux. Les rues de Paris sentent son parfum, qui filtre le reste. Pour un peu, je m'en pourlècherais. C'est enivrant. Et je vais me coucher avec son parfum, son odeur. Ce matin, je vais dormir, bien; comme en elle.

Commentaires

De Brassens, je pose en remerciement un autre hommage.

Car vos hommages vous font honneur messieurs, et il est bon qu'on se le dise.

Le Blason

"Ayant avecques lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

Ceût été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

La malpeste soit de cette homonymie
C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais

Et que je les connais..."

Ecrit par : Patricia | 12.02.2006

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